Un nouveau substitut osseux biodégradable mis au point à Tomsk

Des scientifiques de l’université d’Etat de Tomsk (TGU), ville de Sibérie, ont annoncé avoir développé un matériau biocomposite capable de remplacer les tissus osseux.

Ce matériau n’aurait pas les inconvénients des solutions biocomposites utilisées jusqu’alors, ni celles des solutions classiques à base de titane ou de céramique. Ce nouveau matériau serait à la fois bien plus solide que ses prédécesseurs, aurait de faibles chances de provoquer un rejet, et présenterait l’avantage de se dégrader en acide lactique au bout d’un certain temps pour ensuite être éliminé naturellement par le corps hôte. Il est constitué de polymères biodégradables et d’hydroxyapatite artificielle. L’hydroxyapatite est le principal composant naturel des os, de l’émail dentaire et de la dentine.

Ce projet a valu à la responsable du projet, Darya Lytkina, et au Laboratoire de Recherche Catalytique de l’université de Tomsk, le prix « UMNIK » du Fonds pour l’assistance aux PME innovantes (FASIE). Les travaux de développement se poursuivent dans le Laboratoire de Chimie Inorganique de la faculté de Chimie de l’université de Tomsk et dans le Département des Polymères et Monomères du Laboratoire de Recherche Catalytique.

Pour mémoire TGU est l’une des 29 universités nationales de recherche. Elle a été fondée en 1888 et était alors spécialisée en biologie. Aujourd’hui, elle comprend 23 facultés regroupant 17 000 étudiants.

L’histoire du Laboratoire de Recherche Catalytique est liée à celle de la chaire de Physique-Chimie de TGU, créée en 1927. Il est aujourd’hui dirigé par Irina A. Kurzina et est rattaché à la faculté de Chimie. 70 personnes y travaillent actuellement, en particulier sur les problématiques de matériaux innovants pour les industries chimiques, pharmaceutiques, agricole et de défense.

Le prix « UMNIK » est décerné par SkolTech, l’institut d’innovation et de technologie de Skolkovo. Il récompense des startups innovantes créées par des jeunes citoyens russes (moins de 28 ans) en Russie dans les domaines suivants : IT, médecine, matériaux innovants, nouveaux objets, biotechnologies. Les entreprises sélectionnées reçoivent une subvention de 400 000 roubles sur deux ans (environ 6400 euros).

Rédacteur :Geoffrey Négiar

Sources et informations :
Université d’Etat de Tomsk
Laboratoire de Recherche Catalytique de l’université de Tomsk
Marchmont News

publié le 17/11/2016

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