Ukraine - Propos de F. Hollande à Berlin

Extrait de la conférence de presse conjointe de François Hollande, président de la République, de Mme Angela Merkel, chancelière allemande, et de M. Petro Porochenko, président ukrainien

Mesdames, Messieurs, je remercie Angela de faire en sorte que nous puissions nous retrouver ici à Berlin avec le président Porochenko et les deux représentants des pays qui ont créé avec la Russie le Format Normandie. Nous le faisons dans une journée symbolique, l’indépendance de l’Ukraine, et c’est encore sur l’indépendance de l’Ukraine que nous avons à travailler.

La France et l’Allemagne ont cherché depuis des mois à trouver le meilleur cadre de dialogue pour trouver une solution à la crise ukrainienne. Ce cadre, nous l’avons inventé au mois de juin 2014 et nous l’avons appelé le Format Normandie puisque nous étions lors des cérémonies pour l’anniversaire du Débarquement en Normandie. Nous avons pu, grâce à ce cadre, faire l’accord de Minsk avec une signature qui nous engage tous et d’abord bien sûr la partie ukrainienne et pour ce qui concerne les séparatistes, ce qui devait être admis et fait.

Nous n’avons qu’une seule règle aujourd’hui : c’est le plein respect des accords de Minsk. C’est sur la base de Minsk que nous avons fait l’évaluation au cours de l’échange qui vient d’avoir lieu. Accords de Minsk qui prévoient le cessez-le-feu - le cessez-le-feu n’est toujours pas pleinement respecté - il doit l’être ; accords de Minsk pour le retrait des armes lourdes - il doit y avoir le retrait des armes lourdes puis ensuite des armes légères. L’accord de Minsk prévoit la présence de l’OSCE, qui doit pouvoir travailler en toute sécurité et en toute liberté, là où cette organisation est appelée.

Des groupes de travail ont été constitués, ils doivent être le cadre du dialogue et donc les échanges doivent se multiplier dans tous les domaines. C’est encore le respect de l’accord de Minsk. La partie ukrainienne - et le président Porochenko pourra en témoigner - a fait des efforts importants pour les réformes qui étaient attendues et notamment la Constitution puis ensuite la question des élections. Nous devons donc faire en sorte qu’il puisse y avoir des élections selon la loi ukrainienne, ce que prévoient d’ailleurs les accords de Minsk et qu’il puisse y avoir la représentation légitime des régions de l’Est de l’Ukraine.

Nous voulons également que sur la question de l’aide humanitaire, sur également le soutien à la population ukrainienne qui est une population qui souffre et j’allais dire partout, où qu’elle se situe, qu’il puisse y avoir les conditions de vie qui puissent être améliorées. Cela fait partie aussi des accords de Minsk.

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Je termine sur l’accord d’association parce que c’est un long processus et il est bien légitime que nous puissions encore au cours des prochains mois, l’Allemagne, la France, appuyer cette discussion de l’accord d’association et surtout sa mise en œuvre parce que c’est aussi une des conditions pour que l’Ukraine puisse être arrimée dans la perspective européenne qu’elle a choisie.

publié le 09/09/2015

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