Présentation de la Russie

Introduction

La qualité de la relation bilatérale se traduit par des contacts réguliers au plus haut niveau, qui ont pris un relief particulier dans le cadre de l’année croisée 2010. Le président Medvedev s’est rendu à Paris en mars 2010 en visite d’Etat, le premier ministre russe a effectué une visite à Paris en juin et le Président Sarkozy s’est rendu à Saint-Pétersbourg en juin, à l’occasion du Forum Economique International, dont la France était l’invité d’honneur.

Au niveau gouvernemental, la relation bilatérale est structurée, au niveau des premiers ministres, par le Séminaire gouvernemental franco-russe dont la dernière session s’est tenue en novembre 2011 à Moscou. En matière économique, le Conseil Economique, Financier, Industriel et Commercial (CEFIC), présidé par le ministre français de l’Economie et des Finances et son homologue russe (actuellement le vice premier ministre M. Joukov), se réunit au moins une fois par an (dernière session le 30 septembre 2011 en France). Il prépare le séminaire gouvernemental.

Le dialogue politique est approfondi dans le cadre du Conseil de Coopération pour les Questions de Sécurité (dernière session : 7 septembre 2011 à Moscou).

Présentation générale

Situation

Avec 17.075.400 km² la Russie est le plus vaste Etat issu du démantèlement de l’URSS (22,4 millions de km²) dont elle représente les ¾ de la superficie et la moitié de la population. Elle reste au premier rang mondial pour la superficie (31 fois la France) et son vaste territoire abrite un énorme potentiel en terme de ressources minérales et énergétiques.
La Russie recèle d’immenses unités de paysages, bordée par l’océan glacial Arctique au nord, par le Détroit de Béring et l’océan Pacifique à l’est, la mer Noire au sud. La Russie a 32.180 km de côtes. Elle compte 37.653 km de frontières avec dix pays.
Plus encore que l’URSS, la Russie est centrée sur de hautes latitudes, au-delà du 50ème parallèle de latitude nord et pour le tiers de son territoire au-delà du 60ème parallèle. Comme les influences océaniques sont faibles, on observe des zones naturelles bien marquées qui se succèdent du nord au sud avec une aggravation de la continentalité au fur et à mesure qu’on s’éloigne vers l’est.
Du nord vers le sud, une typologie constituée de six éléments permet de classifier la diversité bioclimatique russe :

- La toundra : située en bordure de l’océan Arctique et dans les îles septentrionales. Elle couvre près de 2 millions de km². Elle se développe principalement sur un relief de plaines et de bas plateaux et atteint son extension maximale en Sibérie Centrale entre les cours inférieurs de l’Ob et de la Léna. Les paysages végétaux sont pauvres et discontinus, principalement constitués de mousses, de lichens et de plantes à bulbes ou rhizomes. Cette végétation subit le double handicap du climat et de la pauvreté du sol.
- La taïga : c’est la forêt boréale. Elle est le milieu le plus caractéristique de la Russie dont elle couvre 4,5 millions de km² soit plus du quart de la surface. Comme la toundra elle s’étend principalement sur les plaines et les bas plateaux. Concernant le paysage végétal les bouleaux et les peupliers prédominent, des sapins, des pins et des épicéas apparaissent en Europe ; en Sibérie, pins noirs et mélèzes sont plus fréquemment rencontrés.
- Les forêts de feuillus : au sud de la taïga se prolonge sur près de 3 millions de km² des forêts de feuillus à base de frênes, de charmes auxquels se mêlent des bouleaux et des aulnes. Les sols plus favorables à l’agriculture ont été très largement défrichés mais comme dans la taïga, ils sont capables de se gorger d’eau s’ils sont mal drainés et des tourbières et des marécages peuvent s’y développer.
- Steppes et prairies : au sud de la forêt de feuillus l’ensoleillement s’accroît et avec lui le déficit hydrique. La végétation s’adapte à ces conditions climatiques, c’est la prairie, une formation herbacée continue qui s’enracine dans un sol noir très fin, colloïdal, le tchernoziem. Ces terres noires comportent un horizon superficiel épais, riche en humus propre aux cultures céréalières. En allant vers le sud et l’est la sécheresse estivale s’accentue, à la prairie succède la steppe. La végétation y est ouverte, basse et laisse parfois le sol à nu. Ces paysages marquent la majeure partie du territoire russe.
- Le milieu méditerranéen : il est réduit à une mince frange le long de la mer Noire. On y cultive la vigne, le tabac mais aussi le thé et les agrumes.
- Les montagnes : En dehors de l’Oural qui coupe en deux la vaste plaine euro-sibérienne, la Russie possède deux grands ensembles montagneux sur ses frontières méridionales, à l’est, de l’Altaï au Kamtchatka, au sud le versant septentrional du Caucase qui s’allonge sur 1.100 km entre la mer Noire et la mer Caspienne. Le réseau hydrographique est constitué principalement de l’Ob (3.700 km) ; le Ienisseï (3.500 km), la Léna (4.400 km), l’Amour (4.350 km) qui sert de frontière avec la Chine et la Volga (3.500 km) qui se jette dans la mer Caspienne.

Liaisons avec la France

2500 km séparent Moscou et Paris. Les compagnies Air France et Aeroflot assurent 6 vols quotidiens. La durée du vol est de 3h30. Par la route, la durée du voyage est de 3 jours au moins.

2200 km séparent Saint-Pétersbourg et Paris. Outre Air France et Aéroflot, de nombreuses compagnies européennes assurent des liaisons vers Saint-Pétersbourg. Il est possible de recenser en moyenne 2 vols quotidiens. La durée du vol depuis Paris est de 3 heures environ. Par la route, la durée du voyage est de 3 jours.

Population

La Fédération de Russie compte 144,6 millions d’habitants soit 8,5 habitants/km². Cette population est diverse. Elle associe 134 nationalités dont un peu moins de 120 millions de Russes, 5,5 millions de Tatars, 4 millions d’Ukrainiens, 1,7 millions de Tchouvaches, 1,3 millions de Bachkires, un peu plus d’un million de Biélorusses et de Mordoves, ensuite viennent par ordre d’importance démographique les Tchétchènes, les Oudmourtes, les Kazakhs et les Allemands (plusieurs dizaines de milliers de ces derniers ont regagné l’Allemagne depuis 1990).

La Russie vit un véritable collapsus démographique. Les taux de fécondité se sont effondrés au cours des années 90. Chaque année, depuis la fin de l’URSS, le nombre des décès surpasse celui des naissances. Le solde migratoire positif issu du mouvement de reflux des populations russophones installées sous l’ère communiste dans les autres républiques ne parvient pas à endiguer ce phénomène.
Au sein même de la Russie, les mouvements migratoires sont particulièrement nombreux et s’effectuent dans leur immense majorité des campagnes vers les villes avec une préférence pour les grandes métropoles de Moscou et de Saint-Pétersbourg. L’installation dans les régions du grand Nord et de la Sibérie permettait autrefois de prétendre à des avantages conséquents et facilitait l’implantation de Russes dans ces marges difficiles. Avec la déliquescence de l’économie et du système politique des années 90, beaucoup ont fait le choix de revenir en Russie occidentale, au climat plus clément et présentant des perspectives économiques plus alléchantes. De ce fait, force est de constater que de grandes inégalités régionales se creusent.

RUSSIE
Population (en millions) 144,6 59,2
Densité (habitants au km²) 8,5 108
Accroissement naturel de la population -0,2 0,4
Indice de fécondité 1,27 1,8
Espérance de vie (en années) 66 78,5
Urbanisation (en %) 70 75,6

Climat

Températures Hiver Printemps Eté Automne
Moscou -15 5 25 0
Saint-Pétersbourg -12 6 17

La latitude mais surtout l’éloignement de l’océan et la disposition du relief expliquent la continentalité du climat, de plus en plus marquée vers l’Est, avec des hivers très rigoureux, des étés chauds mais de courte durée et des saisons intermédiaires réduites. La majeure partie du territoire connaît plus de 120 jours de gel par an. Les amplitudes thermiques de la Sibérie centrale et de l’Extrême orient russe peuvent dépasser 60°.
Les précipitations, plus élevées à l’ouest, sont réparties sur toute l’année, avec pour Moscou une pluviométrie mensuelle moyenne de 62 mm et un maximum en mars (88 mm) et un minimum en juillet (36 mm). Le degré hygrométrique est élevé à Saint-Pétersbourg.

Villes principales

Moscou
La capitale compte environ 10 millions d’habitants. Centre politique, économique, administratif, culturel et religieux, c’est aussi le centre du réseau de communication du pays avec ses quatre aéroports et ses neuf gares.
Toutefois, Moscou est avant tout une ville industrielle. Elle fournissait 1/6ème du volume de la production avant 1991. Depuis, son poids économique n’a cessé de grandir. Le secteur industriel est extrêmement diversifié avec notamment la construction métallique, la métallurgie de transformation, l’agro-alimentaire, l’imprimerie, les hautes technologies et la recherche. De plus, c’est le centre des secteurs tertiaires et financiers de la Russie. Le Gouvernement et toutes les administrations y ont leur siège.
Du fait de son intense activité industrielle et de la densité du trafic automobile, la ville souffre de nombreux problèmes liés à la pollution atmosphérique. Au cours des années 90, un courant migratoire de grande envergure est venu marquer la démographie de la ville. De nombreux Russes ayant fuit les campagnes ou/et les Républiques nouvellement indépendantes, sont venus chercher dans la capitale un travail pour survivre. Le tissu économique de la cité n’étant pas en mesure d’absorber leurs demandes, le nombre de marginaux et de laissés-pour-compte a augmenté, et dans son sillage la violence urbaine.

Saint-Pétersbourg
Située à l’embouchure de la Néva, cette ville compte 4,7 millions d’habitants. Fondée en 1703 par Pierre Le Grand qui en fit la capitale de la Russie, elle le restera jusqu’en 1918. Ville au patrimoine historique et architectural très riche, surnommée la "Venise du Nord" en raison des nombreux canaux qui la parcourent c’est un centre intellectuel et universitaire. C’est également un port important, ainsi qu’un carrefour ferroviaire qui compte de nombreuses industries (constructions navales, machines outils, industries textiles et chimiques...)

Novosibirsk
Chef-lieu de l’oblast éponyme, située sur l’Ob, elle est la principale ville de Sibérie avec une population de 1,39 million d’habitants. C’est un centre industriel chargé de la fabrication des machines outils notamment utilisées pour l’extraction de minerais. Cette ville est reliée au reste de la Fédération par le réseau ferroviaire (Trans-sibérien).

Nijni-Novgorod
1,34 million d’habitants sont recensés dans cette ville au confluent de l’Oka et de la Volga. L’activité portuaire est sa principale fonction . C’est aussi un carrefour ferroviaire et un centre industriel important (construction d’automobiles et d’aéronefs, textiles et matériel électrique). Ce fut l’une des principales villes du nord de l’Europe au Moyen âge. Aujourd’hui elle s’efforce d’attirer les investisseurs étrangers pour compenser la crise de son appareil industriel.

Ekaterinbourg
Avec 1,3 million d’habitants, cette ville située sur le versant est des monts Oural est un centre industriel (sidérurgie, industries mécanique, chimique, agro-alimentaire). C’est aussi une gare traversée par le Trans-sibérien. Nicolas II et sa famille y furent assassinés par les bolcheviks en 1918.

Composition du gouvernement de la Fédération de Russie

Président de la Fédération de Russie, M. Vladimir POUTINE
Gouvernement du 21 mai 2012

Premier ministre, M. Dmitri Medvedev
Premier vice-Premier ministre : Igor Chouvalov
Vice-Premier ministre et chef de l’administration du gouvernement : Vladislav Sourkov
Vice-Premier ministre : Dmitri Kozak
Vice-Premier ministre : Dmitri Rogozine
Vice-Premier ministre : Arkadi Dvorkovitch
Vice-Premier ministre : Olga Golodets
Vice-Premier ministre en charge du Caucase russe : Alexandre Khloponine

Ministres

ministre des Finances : Anton Silouanov
ministre de l’Intérieur : Vladimir Kolokoltsev
ministre des Situations d’urgence : Vladimir Poutchkov
ministre des Affaires étrangères : Sergueï Lavrov
ministre de la Défense : Anatoli Serdioukov
ministre de la Justice : Alexandre Konovalov
ministre de la Santé : Veronika Skvortsova
ministre de la Culture : Vladimir Medinski
ministre de l’Education et des sciences : Dmitri Livanov
ministre des Ressources naturelles et de l’environnement : Sergueï Donskoï
ministre de l’Industrie et du commerce : Denis Mantourov
ministre du Développement régional : Oleg Govoroun
ministre du Développement de l’Extrême orient russe : Viktor Ichaev
ministre de la Communication : Nikolaï Nikiforov
ministre de l’Agriculture : Nikolaï Fedorov
ministre des Sports : Vitali Moutko
ministre des Transports : Maxim Sokolov
ministre du Développement économique : Andreï Belooussov
ministre de l’Energie : Alexandre Novak
ministre du Travail et de la protection sociale : Topiline Maxim
ministre des Relations avec la société civile : Mikhaïl Abyzov

Mise à jour : 23.05.12

Traités bilatéraux

publié le 10/09/2013

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