Lutte contre le trafic d’espèces protégées

Le commerce illicite d’espèces protégées de la faune et de la flore est sanctionné en France comme dans les pays de l’Union Européenne et de nombreux pays étrangers.

Nous vous déconseillons formellement l’achat de produits ou spécimens issus du trafic d’espèces sauvages lors de séjours à l’étranger.

Qu’est-ce que le trafic d’espèces sauvages ?

Le trafic d’espèces sauvages est l’échange non contrôlé d’espèces protégées par le droit international et national. Cela concerne bien entendu des spécimens de la faune et de la flore vivants ou morts mais aussi de produits qui en sont dérivés comme des peaux, des objets en cuir, des écailles, du corail…

Souvent lié au crime organisé, il nuit non seulement au développement durable et à la sécurité des pays affectés mais il représente surtout une menace majeure pour la survie de millions d’espèces d’animaux et de végétaux.

Ce trafic est d’ailleurs devenu l’une des causes principales de disparition des espèces, après la dégradation des habitats.

Que faire face à ce trafic ?

Vous n’en êtes pas forcément conscient mais, en tant que consommateur, vos choix influencent l’ampleur des trafics. En adoptant un comportement responsable, vous évitez de leur offrir un débouché.

Il faut également avoir conscience que les spécimens et produits dérivés d’espèces sauvages, même en vente libre à l’étranger, sont souvent interdits d’importation, vous pouvez encourir des sanctions pénales même en les achetant de bonne foi.

Face à ce trafic de grande ampleur, il est donc important d’adopter les bons réflexes :

Réfléchissez-y à deux fois avant d’acheter :

A l’étranger, n’achetez jamais d’animaux vivants, d’ivoire, d’objets en écaille de tortues, de peaux de grands félins ou de dents de tigres (liste non exhaustive !). En cas de doute concernant la composition des produits ou leur origine, exigez des informations crédibles sur la provenance et la composition des articles issus de la faune ou de la flore (ex : coquillages, maroquinerie, bois).

Abstenez-vous de ramener dans vos bagages orchidées, cactus, ou coraux collectés lors de votre séjour. Ayez conscience que les produits locaux à base d’espèces sauvages, même en vente libre à l’étranger, sont souvent interdits d’importation.

Evitez les denrées alimentaires et médicaments dérivés d’espèces sauvages protégées comme :

Les plats à base de viande de singe, œufs de tortues marines, soupe d’aileron de requins ou de nids d’hirondelles, etc. D’autant que les conditions de traitement des aliments, comme la viande de brousse par exemple, ne respectent souvent pas les normes sanitaires et peuvent générer des maladies graves.

La médecine traditionnelle contenant de la poudre de corne de rhinocéros, d’os de tigre, d’écailles de pangolin, etc. qui menacent directement la survie des espèces et dont l’efficacité thérapeutique n’est pas scientifiquement établie

Signalez ces spécimens lorsque vous en rencontrez

A votre consulat ou ambassade, aux autorités touristiques (direction de votre hôtel, tour opérateur ou office de tourisme), aux autorités CITES (Convention sur le commerce international d’espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) locales, voire à des ONG environnementales locales si vous en connaissez.

Il existe aussi des applications mobiles gratuites comme Wildscan (surtout pour l’Asie) ou Wildlife Witness, qui peuvent vous aider à identifier des spécimens rencontrés, savoir si leur commerce est légal et dans le cas contraire, signaler une potentielle infraction aux autorités régionales.

Pour vérifier le statut réglementaire d’une espèce, vous pouvez solliciter les autorités CITES locales ou consulter le site internet CITES du Ministère chargé de l’environnement

publié le 27/10/2016

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