Lutte contre le dérèglement climatique/conférence de Lima

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La conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques se tient à Lima du 1er au 12 décembre (COP20). Il s’agit d’une étape déterminante pour aboutir à un accord universel de lutte contre le dérèglement climatique à Paris en décembre 2015 (COP21).

La délégation française sera conduite par Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, et comprendra Ségolène Royal, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, et Annick Girardin secrétaire d’Etat chargée du développement et de la Francophonie. Laurence Tubiana, ambassadrice et représentante spéciale pour la COP21, fera partie de cette délégation.

L’objectif de la conférence de Lima est de commencer à identifier les points de consensus et de définir une méthode commune pour les contributions nationales que chaque pays doit présenter durant le premier trimestre 2015.

Laurent Fabius et la délégation française lanceront officiellement à Lima le 12 décembre la préparation de la conférence de Paris 2015 (COP21-CMP11). En tant que future présidence, la France sera à l’écoute de tous les membres de la conférence pour favoriser le consensus et parvenir à un accord universel fin 2015.

Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du développement international, avec « France 2 » (Paris, 4 décembre 2014)

(…)
Q - Qu’attendez-vous de la Conférence sur le climat de Lima ?
R - Trois mots d’ordre : urgence, ambition, espoir.
L’urgence, c’est la question du dérèglement climatique. Les scientifiques et l’observation courante montrent qu’il y a un dérèglement du climat de plus en plus grave à cause de ce qu’on appelle les « gaz à effet de serre ». Si on n’inverse pas la tendance, cela va être gravissime, c’est-à-dire une augmentation de la chaleur…

Q - C’est possible ?
R - C’est possible, à condition de limiter les émissions de gaz à effet de serre, et c’est urgent ; ce n’est pas pour dans 50 ans. A partir du moment où les gaz à effet de serre sont dans l’atmosphère, vous ne les récupérez plus, ils s’accumulent. Cela signifie que le niveau des mers monte, que la chaleur est énorme, qu’il y a des phénomènes climatiques extrêmes, qu’il est très difficile de se nourrir, qu’il y a des mouvements migratoires, de l’insécurité. Il y a donc urgence, urgence, urgence !

Le deuxième mot d’ordre, c’est l’ambition. Cette année, à Lima, et surtout l’année prochaine à Paris, l’objectif est de trouver un accord mondial, 195 pays qui disent comment nous allons faire pour empêcher cette élévation de la température, avec des mesures concrètes dans les différentes industries, etc.

Le troisième mot d’ordre est l’espoir. Jusqu’à présent il y a eu, en général, des échecs. Vous vous rappelez, peut-être, de Copenhague… Là, il y a un mouvement différent la Chine et les Etats-Unis, les deux plus grands pollueurs, se sont engagés. ; L’Europe a pris un engagement. En France, il y a la loi de transition énergétique. On espère donc qu’à Paris, où se tiendra la plus grande conférence diplomatique jamais organisée par la France, nous allons vers un succès ; nous l’espérons, nous y travaillons. C’est très difficile mais je mets toute mon énergie pour réussir. (…)./.

publié le 15/07/2016

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