Les relations franco-russes dans le domaine nucléaire

LA COOPERATION

La coopération dans le domaine du nucléaire entre la France et la Fédération de Russie est régie par un accord intergouvernemental datant de 1996. Souhaitant favoriser cette coopération et la rendre visible, les deux pays communiquent régulièrement sur leurs positions communes, comme lors des Séminaires Intergouvernementaux en 2011 et 2013.

La coopération institutionnelle entre la France et la Russie s’oriente majoritairement autour de l’accord CEA-Rosatom. Cette coopération existe en réalité depuis une trentaine d’années, entre le CEA et le MINATOM, mais a été relancée par la signature d’un nouvel accord le 8 juin 2010 à Moscou. Cet accord centre la coopération nucléaire franco-russe sur les stratégies de développement de la filière, la sûreté des installations, la gestion des CNU et déchets radioactifs ou la recherche fondamentale entre autres. Dans le cadre de la coopération institutionnelle entrent également les accords passés entre les autorités de sûreté nucléaire (ASN et Rostekhnadzor) ou entre les instituts de support technique (IRSN – SEC NRS).

Il existe également plusieurs collaborations entre les entreprises françaises et russes de la filière nucléaire. Rosatom a depuis plusieurs années engagé une stratégie d’alliances avec les grands industriels européens (Alstom, Areva, EDF, Rolls-Royce, …).

LE COMMISSARIAT À L’ÉNERGIE ATOMIQUE ET AUX ÉNERGIES ALTERNATIVES

Le Commissariat à l’Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives, créé en 1945, est un organisme public français de recherche scientifique (statut d’EPIC : Établissement Public à caractère Industriel et Commercial). A l’origine centré sur les questions relatives aux technologies de l’atome, il œuvre aujourd’hui dans les domaines de l’énergie, de la défense, de la sécurité et de la recherche technologique et fondamentale. Le CEA constitue donc un acteur majeur de la recherche, du développement et de l’innovation, au service de grands enjeux stratégiques et industriels de la France.

A l’international, le CEA assure également plusieurs missions, la première étant celle de représentation de l’État français et de ses intérêts dans le secteur nucléaire en particulier. Ses fonctions régaliennes en font l’interlocuteur institutionnel de premier plan dans les échanges avec Rosatom. Il fournit de plus un soutien aux industriels français du nucléaire par son expertise. Enfin, il cherche à développer ses capacités de recherche scientifique par des collaborations européennes et internationales. Dépendant de la Direction des Relations Internationales du CEA, les services nucléaires soutiennent cette politique et ces missions dans différentes ambassades de France à travers le monde.

Pour en savoir plus, consulter le site du Commissariat à l’Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives

publié le 11/02/2016

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