Le 14 juillet à Saint-Pétersbourg [ru]

Le Consulat général de France à Saint-Pétersbourg souhaite une bonne fête du 14 juillet à tous les Français résidant à Saint-Pétersbourg ou de passage, ainsi qu’à tous les Russes qui parlent français ou l’apprennent et à tous ceux qui aiment la France, sa culture et ses traditions !

https://youtu.be/i6O0ghiKpag

Les festivités du 14 juillet à Saint-Pétersbourg débuteront par un coup de canon tiré à midi depuis la Forteresse Pierre-et-Paul par le Consul général et se termineront par une réception offerte aux Français de Saint-Pétersbourg et aux partenaires du Consulat.

A cette occasion, le Consulat général de France tient à remercier ses sponsors et partenaires pour l’aide qu’ils lui ont apportée à l’organisation de cette réception : le groupe Adamant, Rosbank Société générale Group, la banque Crédit Agricole, le réseau de magasins de parfumerie et de produits cosmétiques Rive Gauche, Château La Favière, Marine Express, Schneider Electric, SNF Vostok, Auchan, Olmix, Plastek, Lesaffre / SAF-Néva, Technip, Groupe Soufflet, les tour-opérateurs OltaTravel et Tours France, la radio Europa Plus/EMG, ainsi que Belmond Grand Hotel Europe.

JPEGLa tradition du coup de canon de midi


Ce tir traditionnel est inscrit dans les Statuts de la ville de Saint-Pétersbourg et date de l’époque de Pierre le Grand. Un canon installé sur le Bastion du Souverain annonçait par un tir le début et la fin de la journée de travail, les inondations dangereuses… Des coups de canons étaient donnés également à l’occasion de victoires militaires, d’évènements marquants dans la vie du pays et de la famille impériale, de visites de personnalités importantes à Saint-Pétersbourg. A la fin du XVIIIème, l’empereur Paul Ier ordonna de cesser les tirs quotidiens matins et soirs. Depuis 1865, un seul coup de canon est tiré tous les jours à midi sur les remparts de la forteresse.

C’est un astronome français, Joseph-Nicolas Delisle, membre de l’Académie des sciences de Russie, qui a proposé en 1735 de tirer un coup de canon depuis l’Amirauté après un signe de la tour de Kunstkamera, qui se trouve en face. Pourtant, le premier coup de canon de midi a résonné dans le ciel pétersbourgeois le 6(18) février 1865 depuis la cour centrale de l’Amirauté.

"LE 14 JUILLET"


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En 1880, la Troisième République dote la France d’une fête nationale, le 14 Juillet, en souvenir de la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. Cette commémoration, dont le but est de rassembler tous les Français autour de l’autel de la patrie, se veut aussi un écho de la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, synonyme de réconciliation nationale. La fête populaire qu’elle suscite animée autour des incontournables feux d’artifice, assure vite sa pérennité auprès du plus grand nombre.

Le 21 mai 1880, Benjamin Raspail, député de Paris, dépose le projet de loi suivant : « La République adopte comme jour de Fête nationale annuelle le 14 juillet ». La proposition est adoptée par la Chambre des députés le 8 juin, entérinée par le Sénat le 29 du même mois, et la loi est promulguée le 6 juillet, alors que le ministre de l’Intérieur a déjà formé une commission chargée d’arrêter le programme de la journée, afin que cette fête chômée acquière un caractère national dès la première année.

Sont donc encouragés à travers la France, en fonction des moyens budgétaires des municipalités, et de leur bon vouloir, cérémonies laïques dans les écoles, inaugurations de statues républicaines, distribution de vivres aux indigents, illuminations, sonneries de cloches et pavoisements, ainsi que revues des troupes. En effet, la participation effective de l’Armée doit réunir tous ceux qu’afflige la perte de l’Alsace et de la Lorraine après le désastre de Sedan, qui avait entraîné la capitulation de l’Armée française face aux Prussiens en 1870, et à la signature du Traité de Francfort, le 10 mai 1871.

Le 14 juillet 1880 devait être la fête du relèvement patriotique du pays, avec la distribution, reportée depuis plusieurs années, des drapeaux aux régiments reconstitués. La perte des étendards sur le front prussien de 1870 avait causé un traumatisme que seule une fête au symbolisme fort pouvait résorber. Assurer la cohésion nationale et rétablir la puissance militaire de la France en se fondant sur la mémoire collective, telle était la fonction première de cette fête nationale qui intronise le culte de Marianne, personnification de la République. Des bustes de Marianne furent inaugurés dans les lieux publics, et les citoyens purent acheter dans les kiosques des lithographies qui la représentaient coiffée du bonnet phrygien, symbole de la liberté conquise par le peuple, et drapée des trois couleurs ou entourée d’un faisceau de drapeaux, symbole de la nation triomphante.

L’exaltation patriotique dans une espérance commune se doubla très vite de la griserie des retrouvailles collectives dans les artères illuminées et les bals publics, autour des baraques foraines et surtout des feux d’artifice. Ces derniers embrasant les cieux nocturnes des villes et villages français participent à la pérennité de la fête et à ses rites traditionnels.

publié le 15/07/2016

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