La place du Palais

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Le palais d’Hiver

Le palais d’Hiver est un bel exemple d’architecture baroque russe. Construit pour la tsarine Elisabeth, cette résidence d’hiver est l’une des plus belles réalisations de l’architecte italien Bartolomeo Rastrelli. Si l’architecture extérieure a peu changé, l’architecture intérieure a été transformée par plusieurs architectes, puis restaurée après un incendie en 1837. Entre 1764 et 1774, la Grande Catherine acheta quelques unes des plus belles collections d’œuvres d’art de l’Europe de l’Ouest. Elle acquit plus de 2 500 tableaux, 10 000 pierres précieuses gravées et de nombreux dessins, objets d’argent et de porcelaine. Après la Révolution, la nationalisation des biens de l’empire et des personnes privées compléta encore la collection de l’Ermitage notamment pour les œuvres des XIXème et XXème siècles. L’Ermitage est devenu l’un des plus grands musées du monde. Les artistes français y sont très présents. L’art du XVIIIème siècle est représenté par Louis le Nain, Claude Lorrain et Nicolas Poussin. La proposition embarrassante d’Antoine Watteau et Le Baiser à la dérobée de Jean Honoré Fragonard sont parmi les œuvres les plus coquines du XVIIIème siècle, mais le musée compte aussi des tableaux plus moralisateurs tels que Les attributs des Arts de Chardin et Fruits d’une bonne éducation de Jean-Baptiste Greuze. Les collections d’Ivan Morozov et de Sergueï Chtchoukine ont fourni à l’Ermitage leurs toiles impressionnistes et postimpressionnistes peintes par Claude Monet, Auguste Renoir, Henri Matisse ou encore Paul Gauguin. Parmi les merveilles exposées dans la galerie des objets précieux, se trouvent les œuvres des joailliers français, Jérémie Pauzier, la famille Duval et les frères Teremen.

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La colonne Alexandre sur la place du Palais

Au centre de la place du Palais se dresse la colonne Alexandre, un monolithe de granite rose. Ce monument inauguré le 30 août 1834, commémore la victoire des Russes sur Napoléon, crée ironiquement par l’architecte français, Auguste de Montferrand. Ce dernier a une fois de plus, expérimenté de nouveaux procédés de construction. Ainsi, le diamètre de la colonne diminue depuis sa base, et non depuis le tiers de sa hauteur comme cela se faisait pour les colonnes romaines de l’Antiquité, sources d’inspiration de l’architecte pour la réalisation de cette oeuvre. De plus, la colonne n’est pas couronnée par une statue de l’empereur, mais par une statue allégorique. Cette dernière est l’œuvre du sculpteur Orlovski à partir des croquis de l’architecte. Les ingénieurs français Gabriel Lamé et Clapeyron, ont également participé à l’œuvre en effectuant les calculs et en dessinant les plans.

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Le petit Ermitage

Dans le prolongement du Palais d’Hiver, le Petit Ermitage, construit entre 1764 et 1775 est l’œuvre de l’architecte français, Vallin de la Mothe et de Youri Velten. C’est dans ce bâtiment que Catherine se réfugiait pour échapper à l’agitation de la cour ou encore recevait ses amis les plus proches. Parmi les invités figurait le comte Louis-Philippe de Ségur, écrivain diplomate, homme d’Etat et ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg de 1785 à 1789.

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Le théâtre de l’Ermitage

L’enseignement du ballet en Russie est liée au nom de Jean-Baptiste Landé, considéré comme le fondateur de l’Ecole de ballet russe. Ce dernier, artiste, pédagogue et chorégraphe, a dansé sur les scènes de Paris et de Dresde avant de venir à Pétersbourg, en 1734. Quatre ans plus tard, il a obtenu la permission d’enseigner l’art de la danse à six filles et à six garçons sans origines nobles pour en faire des artistes de ballet à la cour, à l’aide de cours subventionnés par l’Etat. Jean-Baptiste Landé a obtenu des performances époustouflantes et le succès auprès des spectateurs. Lorsque Elizabeth monte sur le trône en 1741, Jean-Baptiste Landé est choisi pour organiser les festivités et prépare l’opéra « La miséricorde de Titus ». Mais des pièces de théâtre étaient également nombreuses sur la scène du théâtre de l’Ermitage. On y donnait entre autres les « pantomimes tragiques » de Le Picq, au cours du règne de Catherine II.

Suite de la visite :

La place Saint-Isaac et ses alentours

La grande et la petite rues des Ecuries

La place des Arts

L’île Vassilievski

D’une rive à l’autre du pont de la Trinité

Le quartier Liteiny

La perspective Nevski

Au fil de la Moïka

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publié le 02/05/2016

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