La place Saint-Isaac et ses alentours

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La cathédrale Saint-Isaac

Inaugurée le 30 mai 1858, la construction de la cathédrale Saint-Isaac a durée près de 40 ans. L’architecte français Auguste de Montferrand y a dédié sa vie. La construction de la cathédrale a donné naissance à une véritable école d’architecture expérimentale où l’on a essayé des techniques nouvelles. Elle exigea une grande ingéniosité puisque pour asseoir cet édifice de 300 000 tonnes, il a fallu placer des milliers de pilotis en bois dans le terrain marécageux du site avant de mettre en place les 48 colonnes en granite. Un autre exemple est la coupole entièrement réalisée en métal, technique d’abord critiquée puis reprise dans les projets qui ont suivi (construction du premier pont métallique en 1842). Le mathématicien Gabriel Lamé et l’ingénieur Benoît-Paul Emile Clapeyron, ont calculé la dimension exacte de la coupole et son agencement dans la construction. Philippe Lemaire, auteur du « Jugement dernier » du fronton de l’église de la Madeleine à Paris, est aussi l’auteur de deux bas-reliefs de la cathédrale Saint-Isaac, « la Résurrection du Christ » et « Isaac de Dalmatie demandant à l’empereur Valens de cesser la persécution des chrétiens ».

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Le manège des Chevaliers-Gardes

Dans le manège des Chevaliers-Gardes, aujourd’hui salle d’exposition d’art moderne, avaient lieu des concerts. En 1887, Saint-Sens a donné un concert pour la Croix Rouge et un autre pour une association de bienfaisance.

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Le monument de Nicolas Ier

Le monument de Nicolas Ier au centre de la place Saint-Isaac, a été dessiné par Auguste de Montferrand et sculpté par Piotr Klodt. Il représente le tsar revêtu de l’uniforme des gardes Kavalergadski, l’un des plus prestigieux régiments de Russie. Les filles et l’épouse du tsar ont servi de modèle pour les figures allégoriques qui ornent le socle (la foi, la sagesse, la justice et la force).On peut voir dans la composition sculptée, le colonel Gueroi défendant le palais d’Hiver contre l’insurrection des Décembristes, le 14 décembre 1825.

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Le palais Mariinski

La palais Marie, appelé aussi le palais Mariinski ; abritant aujourd’hui l’Assemblée législative de Saint-Pétersbourg, a été la demeure de Maximilien de Beauharnais et de son épouse. Fils adoptif de Napoléon, ce dernier est arrivé à Saint-Pétersbourg en tant que représentant du roi de Bavière. En 1839, il épouse la fille de Nicolas I, Maria Nikolaevna, et s’installe en Russie pour toujours. Maximilien de Beauharnais avait des intérêts divers. Président de l’académie des Arts et Responsable de l’école des Mines, il est l’auteur de travaux sur la galvanoplastie et la métallurgie électrochimique. Dans les environs de Saint-Pétersbourg, il a fondé la fonderie où a été construite la première locomotive de Russie et une clinique gratuite.

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La maison de Lobanov-Rostovski

L’ancienne demeure du prince Lobanov-Rostovski est la première réalisation importante d’Auguste de Montferrand. Par la suite, l’édifice a été racheté par l’Etat pour abriter le Ministère de la guerre. En août 1913, une réception est organisée en l’honneur du Général Joffre, lors d’une visite à Saint-Pétersbourg, avant qu’il devienne Maréchal de France.

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Le cavalier de bronze sur la place des Décembristes

La statue équestre de Pierre le Grand, plus connue sous le nom du Cavalier de bronze, qui s’élève sur la place des Décembristes a été inaugurée en 1782. Elle a été érigée sur l’ordre de l’impératrice Catherine II, par le sculpteur français Etienne Falconet qui passa plus de douze ans sur son ambitieux projet. Le socle de 1 625 tonnes a été taillé dans un seul bloc de granite transporté du golfe de Finlande. Un serpent, symbole de la trahison, est écrasé par les sabots du cheval. L’écrivain russe, Alexandre Pouchkine, a donné vie à la statue de Pierre le Grand dans son célèbre poème épique : Le Cavalier de bronze (1833). Il y décrit la grande inondation de 1824 et de façon allégorique, met en scène un homme poursuivi par la terrifiante statue à travers les rues de Saint-Pétersbourg, évoquant ainsi, le caractère impitoyable du tsar.

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n°11 rue Bolchaïa Morskaïa

Ancien atelier du sculpteur français, Falconet, le terrain ayant été racheté par l’architecte français, Paul Jacquot. Ce dernier a dessiné la maison qui se situe actuellement au n°11 de la rue Bolchaïa Morskaïa. Ainsi au premier étage, Paul Jacquot a placé des lanternes surmontées de fenêtres triples dont la mode ne faisait que commencer. La maison Jacquot est restée pendant longtemps la propriété des héritiers de l’architecte, abritant successivement des restaurants français réputés. A la fin des années 1840, Gustave Fabergé y a ouvert sa première boutique, avant de déménager en face au n°24.

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n°24 rue Bolchaïa Morskaïa, Maison Fabergé

Le fondateur de la maison Fabergé, Gustave Fabergé (1814-1893) issu d’une famille protestante qui avait quitté la France après la révocation de l’Edit de Nantes, est arrivée à Saint-Pétersbourg en 1800. C’est en Russie que Gustave Fabergé a appris l’art de la Joaillerie et ouvrit une boutique rue Bolchaïa Morskaïa, en 1842. Mais la grande période de la maison commença avec les fils de Gustave Fabergé, Carl et Agathon. En 1914, la maison avait réalisé environ cent mille objets. En 1918, avec le pillage des boutiques Fabergé à Petrograd, Moscou et Odessa, Carl Fabergé a quitté définitivement la Russie.

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n°22 rue Bolchaïa Morskaïa

Les bureaux de l’entreprise française Batignolles étaient situés au n°22 de la rue Bolchaïa Morskaïa. Cette entreprise a construit entre autres ouvrages, le pont de la Trinité à Saint-Pétersbourg et le pont Alexandre III à Paris.

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n°28 rue Bolchaïa Morskaïa

L’immeuble situé au n°28 de la rue Bolchaïa Morskaïa a appartenu aux frères Toutolmine et a été rénové deux fois selon les dessins du comte Susor. Plus tard en 1911, des universitaires qui s’intéressaient à la culture russe y ont ouvert l’Institut français. Le premier Directeur de l’Institut était le professeur Louis Réau, historien spécialisé dans l’art russe. Les conférences qui y étaient organisées, avaient beaucoup de succès, notamment celles du professeur Réau et celles du professeur Henri Lichtenberger, spécialiste du compositeur allemand Richard Wagner.

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n°39 rue Bolchaïa Morskaïa, Hôtel Astoria

Le premier Directeur de l’hôtel était Louis Terrier. Ce dernier avait lancé à Saint-Pétersbourg, la mode des réunions à l’heure du thé.

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n°43 et n°45 rue Bolchaïa Morskaïa

Au n°43 et au n°45 de la rue Bolchaïa Morskaïa se trouvent les « deux hôtels italiens » de l’architecte franaçais, Auguste de Montferrand. Le petit bâtiment du n°43 a été transformé par l’architecte en un somptueux hôtel dans le style de la renaissance italienne. En effet, le rez-de-chaussée revêtu de granite et la partie centrale de la façade est décorée de deux figures d’anges portant le blason de la famille Demidov. Ce type d’architecture était alors nouveau à Saint-Pétersbourg. Au n°45, Montferrand se montra également novateur en réunissant en un ensemble cohérent, les trois ailes de hauteurs différentes. L’aile gauche supporte à l’étage une terrasse garnie de bustes antiques.

Suite de la visite :

La grande et la petite rues des Ecuries

La place des Arts

L’île Vassilievski

D’une rive à l’autre du pont de la Trinité

Le quartier Liteiny

La perspective Nevski

Au fil de la Moïka

La Place du Palais

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publié le 02/05/2016

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