La Fête nationale de la Musique devenue un grand événement musical mondial

La Fête de la Musique a été fixée à une date unique et symbolique, le 21 juin, jour du solstice d’été. Grande manifestation populaire gratuite et ouverte à tous les musiciens, amateurs de tous niveaux ou professionnels, elle célèbre la musique vivante et met en valeur l’ampleur et la diversité des pratiques musicales, ainsi que tous les genres musicaux. Elle s’adresse à tous les publics et contribue à familiariser à toutes les expressions musicales les jeunes et les moins jeunes de toutes conditions sociales.

Une fête sans esprit ni but lucratif

La Fête de la Musique est majoritairement une manifestation de plein-air qui se déroule dans les rues, les places, les jardins publics, les cours d’immeubles, les halls de gare, etc., sans esprit ni but lucratif. Les musiciens sont invités à se produire bénévolement et toutes les manifestations sont gratuites pour le public. Mais c’est aussi l’occasion d’investir ou d’ouvrir exceptionnellement au public des lieux qui ne sont pas traditionnellement des lieux de concerts : musées, hôpitaux, édifices publics, etc.

La gratuité des concerts, le soutien de la SACEM, le relais des médias, l’appui des collectivités territoriales et l’adhésion de plus en plus large de la population, ont fait que, en quelques années, la Fête de la Musique est devenue l’une des plus grandes manifestations culturelles françaises.

Depuis sa création par le ministère de la Culture et de la Communication, en 1982, les communes rurales et les petites, moyennes ou grandes villes de France s’investissent pour faire du 21 juin un moment privilégié, expression de la vie musicale dans son ensemble et reflet de son dynamisme permanent.

L’énergie de tous les « volontaires » qui se mobilisent apporte à cette journée exceptionnelle sa part fondamentale de spontanéité et son allure de transgression joyeuse.

De multiples réseaux se mobilisent : les grandes fédérations amateurs et leurs relais, qu’il s’agisse de « la Confédération Musicale de France » pour les fanfares, les harmonies et la pratique des amateurs ou de « A Coeur Joie » pour les chorales. Les équipements sociaux et culturels et les associations locales aident à révéler les nouvelles expressions musicales. Les scènes de musiques actuelles, les antennes du Printemps de Bourges, les écoles de musique, les conservatoires, les institutions musicales, les associations, les musées, les hôpitaux, les municipalités, les radios, les télévisions, les salles de concerts, les cafés musique, les entreprises publiques ou privées participent à la Fête de la Musique et organisent leurs propres concerts.

L’énergie de tous les « volontaires » qui se mobilisent apporte à cette journée exceptionnelle sa part fondamentale de spontanéité et son allure de transgression joyeuse.

Un écho international

Chaque année, le ministère de la Culture et de la Communication choisit un thème pour la Fête de la Musique. Cela a ainsi permis de célébrer en 2012 les cinquante ans de la musique pop (« La Pop a 50 ans »), ou de mettre sur le devant de la scène « La Voix » en 2013 ou « Les Musiques Urbaines » en 2014.

À l’étranger, la Fête de la Musique a pris une ampleur considérable en devenant un événement national dans plusieurs pays (le Luxembourg, l’Italie, la Grèce, le Pérou l’Équateur, la Colombie) ou en étant portée par de grandes métropoles comme New York, Berlin ou Mexico. En s’adaptant aux spécificités culturelles de chaque pays, la Fête de la Musique a su s’inventer, se réinventer, et devenir une manifestation musicale internationale emblématique. En 2014, plus de 120 pays ont célébré la Fête de la Musique.

http://fetedelamusique.culturecommunication.gouv.fr/Presentation-de-la-Fete

publié le 15/07/2016

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