Déclaration conjointe de F.Hollande et de son homologue péruvien

Lima, 23 février 2016

Ce matin, j’ai eu un échange téléphonique avec le président Obama, la chancelière Merkel, le Premier ministre Cameron au sujet du cessez-le-feu en Syrie, j’allais dire de l’accord sur le cessez-le-feu. Mais entre cette proclamation et l’effectivité du cessez-le-feu, nous sommes encore loin et il y a une situation humanitaire qui est insupportable. Il y a encore des bombardements du régime soutenu par ses alliés qui frappent notamment une ville, Alep. Il y a une situation humanitaire qui est effroyable et donc nous avons voulu faire la pression nécessaire pour que le cessez-le-feu soit effectif dans les meilleurs délais, pour que l’aide humanitaire puisse être apportée aux populations qui souffrent et que nous puissions éviter un nouveau flux de réfugiés puisqu’il y a des centaines de milliers de personnes déplacées qui se pressent à la frontière syro-turque et qui peuvent, à un moment ou un autre, venir.

On me dira, « je suis à Lima ; et Damas ou Alep c’est loin ». Non, tout se tient, tout est lié, y compris même sur le plan économique. Et je ne parle pas seulement sur le plan humanitaire où nous sommes nous tous conscients que si nous sommes capables de faire une conférence sur le climat pour sauver la planète, il nous faut aussi agir pour soulager les malheurs d’aujourd’hui. Mais sur le plan économique, on voit bien que ce qui se passe au Moyen-Orient a des conséquences sur le prix des matières premières et peut justement mettre en cause le développement ici, en Amérique latine. (…)./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

publié le 15/07/2016

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