Conférence d’Antoine Compagnon à Ekaterinbourg le 25 mars

L’Ambassade de France en Russie, l’Institut Français de Russie ? le Centre d’études franco-russe de Moscou et le Consulat général de France à Ekaterinbourg sont heureux de vous faire part de la visite à Ekaterinbourg d’Antoine Compagnon, professeur au Collège de France, historien de la littérature française.
Antoine Compagnon (né en 1950) est l’un des grands intellectuels de la France contemporaine. Après de brillantes études d’ingénieur (Ecole polytechnique, Ponts et Chaussées) il se tourne vers une carrière littéraire, au début de laquelle il rencontre Roland Barthes, de qui il sera très proche et qui influencera son approche de la littérature.

Docteur d’Etat ès lettres, Antoine Compagnon a été professeur de littérature française à l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV) et à l’université Columbia (New York) et professeur invité dans de nombreuses universités. Depuis 2006, il occupe au Collège de France la chaire de « Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie ».

Il a publié une vingtaine d’ouvrages de critique littéraire où il interroge les œuvres d’un large éventail d’auteurs : Montaigne, Proust essentiellement, mais aussi Baudelaire et Roland Barthes. Parmi ses derniers ouvrages, on peut citer Baudelaire l’irréductible (Flammarion, 2014) et La Grande Guerre des écrivains (Gallimard, 2014). Il réfléchit également sur les concepts d’auteur et de modernité, le rôle d’internet dans la culture contemporaine, le rôle de la littérature dans le monde contemporain. Il est aussi romancier, essayiste et chroniqueur, ce qui illustre la variété de son talent.

Antoine Compagnon donnera le 25 mars une conférence à l’Université fédérale d’Etat de l’Oural sur le thème « Baudelaire, chiffonnier de Paris ». L’activité poétique de Baudelaire a coïncidé avec l’âge d’or de l’industrie du chiffonnage à Paris, sous la monarchie de Juillet et le Second Empire. À l’époque, on ramassait, récupérait, recyclait tout, et les moindres rebuts retrouvaient un destin. À l’instar du comédien ou du saltimbanque, le chiffonnier a le statut d’un « répondant allégorique du poète » dans Les Fleurs du Mal, pour parler comme Jean Starobinski. Or l’industrie du rebut, ou le rebut du point de vue de l’industrie, n’ont pas été pris au sérieux dans l’œuvre de Baudelaire. Personne n’a exploré le « système descriptif » de la chiffe dans Les Fleurs du Mal, pour parler comme Michael Riffaterre, c’est-à-dire les résurgences du lexique du chiffonnage, la dissémination de son paradigme un peu partout dans les poèmes.

La conférence est organisée en partenariat avec l’Université fédérale de l’Oural et l’Alliance Française d’Ekaterinbourg.

Date et horaire de la conférence (en français avec traduction en russe) :
Ekaterinbourg 25 mars 2016 14.30 Baudelaire chiffonnier de Paris
Université fédérale de l’Oural, rue Lénine 51, 3ème étage, Aktovy Zal
Entrée libre (sur présentation d’une pièce d’identité)

publié le 29/03/2016

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