Camille Lacourt - Vice-champion du monde du 100m dos

Vice-champion du monde du 100 m dos des Mondiaux de Kazan, Camille Lacourt est le premier nageur français de l’histoire à remporter une médaille mondiale en individuel lors de trois championnats du monde différent. Après une année 2014 contrariée par une blessure à la hanche, le Marseillais est ravi de ce retour au premier plan.

Camille, quel sentiment domine ce soir après cette médaille d’argent ?

Ce soir, c’est 90% de sourire et 10% de frustration. Le virage est vraiment moyen et me coûte la médaille d’or. C’est un peu bête. C’est là-dessus que je voulais faire la différence et c’est le seul truc que je rate un peu mais je suis quand même rassuré.

On sent une certaine sérénité chez toi avant les courses.

Avec l’âge et l’expérience je ne suis pas aussi tendu. J’ai autant d’envie mais c’est différent. J’étais serein, j’avais envie de profiter de cette finale mondiale. L’année dernière j’avais manqué la finale européenne. Je me rappelle ce que ça fait d’être derrière la télé à cause d’une blessure donc je voulais vraiment profiter de ces moments et c’est ce que j’ai fait. Après, sur la course, si on pouvait juste changer ce virage, je pense qu’à l’arrivée ça aurait pu changer quelque chose mais l’Australien a fait une belle course et je suis content d’être sur ce podium.

Repenses-tu à ta blessure à la hanche qui avait compliqué ton année 2014 ?

Quand je suis dans l’eau je ne pense pas à ma blessure mais c’est vrai qu’il y a encore cinq semaines j’étais à deux ou trois secondes de ce que je fais aujourd’hui. L’entraînement paye et je suis ravi de pouvoir offrir cette médaille à Julien Jacquier qui se casse la tête pour essayer de trouver des solutions quand je râle donc je suis ravi que ça marche.

Pensais-tu être capable de revenir à un tel niveau ?

Je l’espérais ! J’ai vécu beaucoup de sensations et de sentiments différents cette année. Je suis ravi de finir ce 100 m comme ça. C’est sans doute mon dernier 100 m aux championnats du monde donc c’est pas mal. J’aborde mes compétitions différemment. Je suis plus serein, davantage sûr de mes forces et de ce que j’ai déjà fait. Je pense que c’est un plus par rapport aux autres qui peuvent être tendus et avoir peur de l’échec. Moi je m’en fiche je sais qu’il y a ma fille derrière la télévision qui saute partout. Après ça n’enlève absolument pas mon envie mais ça amène une sérénité que peut-être les autres n’ont pas.

Original

publié le 14/08/2015

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