COP21 - Jour après jour

Conférence des Nations unies sur les changements climatiques

COP21 - Journée de l’ouverture de la conférence

2 - 3 décembre

Point de presse conjoint de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la Conférence de Paris pour le climat, et de la secrétaire exécutive de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques - Propos de M. Fabius (Le Bourget, 2 décembre 2015)

Mesdames et Messieurs,

(…)

La COP21 a démarré avant-hier, la COP21 a pris un bon départ.

La journée d’ouverture a été marquée par une impulsion politique forte. C’était une première dans l’histoire des négociations climatiques. La présence à Paris de 150 chefs d’État et de gouvernement a souligné la volonté de parvenir à un accord.

Je retiens de la plupart de ces interventions, les mots : urgence, responsabilité, justice. Il y a urgence à agir, tout le monde en convient - le nombre des « contributions nationales » déposées auprès de la CCNUCC a atteint ce matin 185. Il y a une responsabilité particulière qui pèse sur cette COP21, car c’est à elle qu’a été confiée depuis Durban la mission de parvenir à un accord universel. Enfin, un nombre très important de dirigeants, en particulier ceux des pays en développement, ont insisté sur la notion de justice climatique : c’est une des conditions d’un accord à Paris.

Je relève également que les présidents américain et chinois, qui représentent les deux plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, ont eu des mots clairs sur l’engagement de leurs pays dans la cause climatique.

Les négociations du groupe ADP ont repris dès lundi, parallèlement aux interventions des chefs d’État et de gouvernement. Ce choix, fait par l’ADP, était judicieux car il faut avancer vite. J’ai demandé aux co-présidents de me remettre un projet d’accord samedi 5 décembre à midi, et je souhaite que ce projet soit le plus abouti possible. L’objectif, c’est que beaucoup d’options soient tranchées d’ici la fin de cette semaine, afin que nous puissions nous concentrer à partir du 5 décembre, avec les ministres et les chefs de délégation, sur les ultimes points politiques à arbitrer. Avec Laurence Tubiana, ma négociatrice, je me tiens en permanence à l’écoute de toutes les parties. Je fais le point tous les jours avec les co-présidents sur l’avancée des travaux de l’ADP. Mon message est clair : il faut accélérer le processus, car il reste beaucoup de travail. Des formules de compromis doivent être dégagées rapidement. Les chefs d’État et de gouvernement nous ont donné, lundi, u n mandat sans ambiguïté : nous devons réussir.

***

La COP21, ce sont les négociations sur l’accord mais ce sont aussi les solutions concrètes présentées à l’occasion de cette Conférence. Nous n’en sommes qu’au troisième jour, mais nous pouvons déjà constater qu’une forte dynamique pro-climat a lieu. C’est positif, car non seulement ces initiatives ont des conséquences importantes en elles-mêmes, mais elles créent aussi un contexte stimulant pour les discussions sur l’accord : elles sont, pour les négociateurs, une incitation supplémentaire à aboutir.

(…)

30 novembre - 1 décembre

Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la conférence de Paris pour le climat, avec « France 2 » (Paris, 30 novembre 2015)

Q - Bonsoir Monsieur le Président Fabius, c’est bien comme cela qu’il faut vous appeler pendant onze jours !

R - Président de la COP21 !

Q - Président de la COP21 bien entendu ! Alors, on disait que cette journée était capitale, on attendait des chefs d’État qu’une impulsion soit donnée, vous le souhaitiez. Est-ce que cette impulsion a été donnée d’après vous ?

R - Oui, je pense que la COP21 a pris un bon départ, c’est clair. D’abord parce qu’il y a eu beaucoup de chefs d’État qui sont venus, 150, cela ne s’est jamais vu et les discours étaient très toniques.

Q - On a l’impression qu’ils étaient forts sur la forme, sur l’engagement mais que sur le fond, il n’y avait pas grand-chose de nouveau !

R - Non, mais ce n’est pas à eux de négocier les détails, c’est aux ministres et aux négociateurs, ce que l’on va faire à partir de ce soir. Mais ce qui était important, c’est qu’ils nous disent à tous, « il faut arriver à un résultat, la question climatique est majeure et donc nous vous donnons mandat d’arriver à un résultat ». De ce point de vue-là, c’était un bon départ.

Il y a eu un autre aspect important, c’est qu’en fin d’après-midi, il y a eu des réunions - alors là parallèles à la COP21 mais très importantes - pour des investissements nouveaux dans les énergies renouvelables, notamment avec Bill Gates, des Français, des Américains …

Q - On l’a vu tout à l’heure …

R - …pour le solaire, autour du Premier ministre indien Modi et pour le prix du carbone. Donc ça, c’est positif.

Et puis un troisième élément qui est positif, c’est que les différents négociateurs ont accepté que samedi prochain, à midi, ils me remettent un premier texte qui devrait être un texte amélioré par rapport au texte qui existait à l’entrée et donc il restera quelques jours pour le parfaire encore.

(...)

Deuxième chose, on entend dire, et le président de la République l’a rappelé tout à l’heure, que cet accord doit être contraignant. Est-ce qu’on n’est pas dans un vœu pieux sachant qu’il n’y a pas de gendarme à l’heure actuelle pour vérifier et sanctionner au cas où les promesses ne sont pas tenues ?

R - Oui, mais il va y avoir une pression internationale et nationale très forte. Vous savez que chaque pays s’est engagé, dans ce qu’on appelle une contribution nationale, à améliorer ses résultats. Donc il y a des chiffres et on va contrôler tout cela. Par exemple, il va y avoir, dans deux ans, des satellites qui vont tourner et qui vont dire « voilà exactement, au-dessus de tel ou tel territoire, quelle est la masse des gaz à effet de serre ». Si un pays s’est engagé à améliorer son bilan carbone et qu’on s’aperçoit qu’il ne le fait pas, vous voyez la pression considérable que cela pose …

(...)

Sommet « Défi climatique et solutions africaines » - Propos de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, président de la Conférence de Paris pour le climat, avec « BFMTV » (Le Bourget, 1er décembre 2015

C’est un geste important, ce sont des financements qui sont prévus. Alors ce sont deux milliards d’euros au total, ce qui veut dire 500 millions par an. Mais c’est pour aider absolument l’Afrique à développer en particulier les énergies renouvelables, parce que l’Afrique a un potentiel de croissance considérable ; simplement, comme vous le savez, elle n’est pas suffisamment raccordée à l’électricité.

Et donc, il faut que non seulement la France qui le fait mais d’autres pays aident financièrement l’Afrique pour qu’elle puisse, dans le domaine de l’éducation, de l’économie, de la vie quotidienne, faire en sorte que tous les habitants puissent bénéficier de l’électricité avec les technologies nouvelles./.

Lancement de l’Alliance solaire internationale - Communiqué de la présidence de la République (Le Bourget, 30 novembre 2015)

Le président de la République, M. François Hollande, et le Premier ministre indien, M. Narendra Modi lancent aujourd’hui à Paris Le Bourget, en marge de l’ouverture de la COP21, l’Alliance solaire internationale en présence du Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon.

Ce lancement est l’aboutissement d’un travail engagé depuis plusieurs mois entre le chef de l’État et le Premier ministre indien notamment lors de la visite en France de M. Modi en avril 2015 et de leur entretien en marge de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre dernier.

Cette Alliance, voulue par le Premier ministre Modi et soutenue dès l’origine par le président français, repose sur une volonté simple : celle de fédérer les efforts des pays en développement pour attirer les investissements et les technologies dans ce secteur et développer les usages de l’énergie solaire.

Cette Alliance permettra une coopération entre les pays industrialisés qui disposent de technologies et de financements et les pays en développement.

La participation de nombreux chefs d’État et de gouvernement et de chefs d’entreprises, illustre la force de cet engagement.

Les négociations engagées aujourd’hui pour limiter le réchauffement climatique sont déterminantes pour l’avenir de la planète.

Il existe plus de 100 pays disposant d’un potentiel solaire, situés entièrement ou partiellement entre les Tropiques du Cancer et du Capricorne.

Cette conférence doit mobiliser la communauté internationale, créer un élan commun pour aboutir à une économie sobre en carbone.

Le développement des énergies renouvelables est un des moyens les plus évidents de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

L’énergie solaire est la plus abondante des énergies renouvelables dans les pays du Sud, mais les technologies et les financements y sont encore insuffisants./.

Ouverture de la COP21

Discours du Président de la République - ouverture de la COP21

Monsieur le Secrétaire général des Nations unies, cher BAN Ki-moon,
Mesdames, Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement,
Madame la Secrétaire exécutive de notre conférence,
Mesdames, messieurs les ministres,

C’est un jour historique que nous vivons. La France accueille 150 chefs d’Etat et de
gouvernement, des milliers de délégués venus de tous les continents. Jamais une conférence n’avait accueilli autant d’autorités venues d’autant de pays. Jamais, je dis bien jamais, l’enjeu d’une réunion internationale n’avait été aussi élevé, car il s’agit de l’avenir de la planète, de l’avenir de la vie.

Et pourtant il y a 2 semaines, ici même à Paris, c’est la mort que semait un groupe de
fanatiques dans les rues. Je veux ici vous exprimer la reconnaissance du peuple français pour toutes les marques de soutien, tous les messages, tous les signes d’amitié que nous avons reçus depuis le 13 novembre.

Ces événements tragiques nous affligent, mais en même temps nous obligent. Ils nous forcent à nous concentrer sur l’essentiel. Votre présence soulève un immense espoir que nous n’avons pas le droit de décevoir, car ce sont des peuples et des milliards d’êtres humains qui ont le regard porté sur nous.

Je n’oppose pas la lutte contre le terrorisme à la lutte contre le réchauffement climatique. Ce sont deux grands défis mondiaux que nous devons relever, parce que nous devons laisser à nos enfants davantage qu’un monde libéré de la terreur. Nous leur devons une planète préservée des catastrophes, une planète viable.

L’année que nous venons de vivre a été l’année de tous les records : record de températures,record de concentration de CO2, record du nombre d’événements climatiques extrêmes : sècheresse, inondations, cyclones, fonte des glaces, hausse du niveau de la mer, acidification des océans. Les victimes de ces phénomènes se comptent par millions et les dommages matériels par milliards. Aucun pays, aucune région n’est à l’abri des effets du dérèglement climatique.

Comment accepter que ce soient les pays les plus pauvres, ceux qui émettent le moins de gaz à effet de serre, ceux qui sont les plus vulnérables qui soient encore davantage touchés. C’est au nom de la justice climatique que je m’exprime aujourd’hui devant vous. C’est au nom de la justice climatique que nous devons agir. Prenons conscience de la gravité de la menace sur les équilibres du monde. Le réchauffement annonce des conflits comme la nuée porte l’orage, il provoque des migrations qui jettent sur les routes plus de réfugiés que n’en génèrent les guerres. Des Etats risquent de ne plus pouvoir satisfaire les besoins vitaux de leur population avec des risques de famine, d’exode rural ou d’affrontements pour accéder à ce bien de plus en plus rare qui s’appelle l’eau.

Oui, ce qui est en cause avec cette Conférence sur le Climat, c’est la paix. Et pourtant, une espérance s’est levée avec la préparation de la COP21. La communauté internationale s’est dotée, en septembre dernier, d’un agenda complet à travers les objectifs de développement durable qui ont été adoptés lors de l’assemblée générale des Nations unies, et je veux en féliciter le secrétaire général BAN Ki-moon.

190 Etats, c’est-à-dire la quasi-totalité des pays de la planète ont formulé des plans d’action pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter au dérèglement climatique. Et tous les acteurs de la société mondiale, les collectivités locales, les entreprises, les investisseurs, les citoyens de toutes les grandes régions se sont également engagés pour le climat.

A cette prise de conscience, à cette mobilisation s’ajoutent les progrès fulgurants réalisés dans les énergies propres et renouvelables, qui ouvrent la perspective d’une économie non carbonée. Alors pour réussir cette conférence, la France a jeté toutes ses forces et mobilisé l’ensemble de son gouvernement, à commencer par le ministre des Affaires étrangères Laurent FABIUS qui va présider cette conférence.

J’ai moi-même visité les régions les plus affectées par le changement climatique, j’en suis revenu avec la même conviction que nous devons assurer un développement durable et équitable sans pour autant compromettre les ressources limitées de notre planète. Telle est l’équation que nous avons à régler ensemble pendant cette conférence.

J’ai voulu que les chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier soient rassemblés dès le début de nos travaux, pour donner à cette conférence un souffle et une ambition à la hauteur de l’enjeu. Car le 12 décembre, un accord doit être trouvé à Paris. A quelles conditions pourra-t-on estimer que c’est un bon accord, que c’est un grand accord, que c’est un accord qui correspond véritablement à l’attente des peuples et pour longtemps ?

Il y a 3 conditions pour que nous puissions dire que la Conférence de Paris sera ou ne sera pas un succès. La première condition, c’est que nous devons définir, dessiner, une trajectoire crédible permettant de contenir le réchauffement climatique en dessous des 2°C ou même dès 1,5°C si c’est possible. Il faudra, pour que nous soyons sûrs d’être sur cette trajectoire, prévoir une évaluation régulière de nos progrès au regard des conclusions de la science et, donc, mettre en place un mécanisme de révision à la hauteur de nos engagements avec des rendez-vous tous les 5 ans. La deuxième condition, c’est que nous apportions au défi climatique une réponse solidaire. Aucun Etat ne doit pouvoir se soustraire à ses engagements, même si un mécanisme de différenciation pourra prendre en compte les niveaux de développement et les situations. Aucun territoire ne doit être laissé seul face au dérèglement climatique et, notamment, les pays les plus vulnérables.

Je pense à ces îles qui peuvent à brève échéance purement et simplement disparaître. Je veux ici être leur porte-parole, parce que c’est la biodiversité et la diversité même de la planète qui sont en cause. Tirons-en les conclusions, l’accord doit être universel, différencié et contraignant. Les pays développés doivent assumer leur responsabilité historique, ce sont eux qui ont émis pendant des années le plus de gaz à effet de serre.

Les pays émergents doivent accélérer leur transition énergétique, les pays en développement doivent être accompagnés dans leur adaptation aux impacts climatiques. D’où la nécessité de dégager les financements pour faciliter les transferts de technologie. Nous avions fixé – c’était à Copenhague – l’objectif des 100 milliards, aujourd’hui ce n’est pas un objectif que nous devons fixer, ce sont des ressources que nous devons dégager avec des garanties sur leur origine et sur leur accessibilité.

Enfin la troisième condition pour qu’il y ait un accord à Paris, c’est que toutes nos sociétés dans leur grande pluralité, diversité se mettent en mouvement. L’ensemble des dirigeants locaux, des investisseurs, des acteurs économiques et sociaux, des citoyens et même des grandes consciences, des religions, tous ceux qui contribuent à ce qui façonne l’esprit public mondial, tout ce mouvement doit comprendre que la donne a changé. Là est la clé pour relever le défi climatique.

Je veux rendre hommage à cet instant à tous les pionniers de la cause écologique, à tous les précurseurs qu’il n’y a pas si longtemps devaient affronter l’incrédibilité ou le dédain pour leurs alertes et leurs propositions. En quelques années, les esprits ont profondément évolué, les entreprises et les acteurs financiers hier réticents sont désormais prêts à s’engager et à modifier leur comportement.

Faut-il encore leur envoyer les signaux indispensables ? C’est l’enjeu de l’introduction
progressive du prix du carbone pour que les émissions de gaz à effet de serre aient un coût qui corresponde aux dommages infligés à la planète ; et pour que les choix d’investissement soient peu à peu modifiés, afin que toutes les technologies puissent être accessibles à tous.

Mesdames et messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement, pour résoudre la crise
climatique, je vous le dis franchement : les bons sentiments, les déclarations d’intention ne suffiront pas, nous sommes au bord d’un point de rupture. Paris doit être le départ d’une profonde mutation, nous ne pouvons plus considérer la nature comme un vulgaire et inépuisable réservoir de ressources destiné à notre seul et plein accomplissement.

Cette transformation est à la fois une obligation morale et une opportunité mondiale, parce qu’elle nous ouvre des possibilités de développement avec des énergies renouvelables, des modes de transport propres, le recyclage des déchets, l’agro-écologie, la préservation de la biodiversité, l’accès de tous aux biens publics mondiaux. Ainsi, en rendant l’électricité accessible à tous et notamment en Afrique, c’est plus que la lumière qui sera apportée, c’est la connaissance, c’est l’éducation, c’est le développement.

Nous sommes en ce 1er jour de la Conférence au pied du mur, ce mur est fait de l’addition de nos égoïsmes, de nos appréhensions, de nos résignations. Ce mur, est construit sur l’indifférence, l’insouciance, l’impuissance. Ce mur, n’est pas infranchissable. Tout dépend de nous.

Mesdames et messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement, sur vos épaules repose l’espoir de toute l’humanité. Je mesure moi-même dans la tâche que j’accomplis combien combiner l’impératif de l’urgence - avec ce qu’elle implique, y compris avec les événements tragiques - et les choix du long terme, oui, combien cet équilibre n’est pas facile à trouver. Mais là encore, il nous oblige.

Notre plus grand défi, c’est de passer d’une mondialisation fondée sur la compétition à un modèle basé sur la coopération, où il sera plus rentable de protéger que de détruire. Nous devons penser la planète comme un espace unique, établir un pacte d’équité entre le Nord et le Sud et un partenariat entre l’homme et la nature.

C’est pourquoi nous sommes réunis, nous les dirigeants de la planète, c’est pourquoi Paris est un rendez-vous exceptionnel. Nous allons décider en quelques jours pour quelques décennies. Le plus grand danger n’est pas que notre but soit trop élevé et que nous le manquions. Le plus grand danger, c’est qu’il soit trop bas et que nous l’atteignions. Alors plaçons-nous au plus haut niveau pour qu’au moins, nous puissions approcher cette ambition, car il s’agit de décider ici à Paris de l’avenir même de la planète.

Merci.

Communiqué - entretien du Président avec le Secrétaire Général de l’ONU

Le Président de la République et le Secrétaire Général de l’ONU, M. BAN Ki-moon ont tenu ce matin une réunion de travail pour examiner comment conjuguer leurs efforts pour assurer le succès de la Conférence de Paris sur le climat.

Ils ont évoqué les conditions qui doivent être réunies pour un résultat ambitieux.

La lutte contre le terrorisme a été également évoquée. Le Président de la République a exprimé au Secrétaire Général de l’ONU ses condoléances après l’attentat de Kidal qui a provoqué la mort de trois personnels de l’ONU.

Communiqué - Rencontre du Président avec les ONG

A la veille de l’ouverture de la COP21, le Président de la République a reçu ce jour 14 représentants d’ONG particulièrement impliquées dans les enjeux de la négociation climatique, qui lui ont fait part de leurs propositions pour un accord ambitieux, universel et équitable.
Les échanges ont porté tout particulièrement sur l’indispensable soutien aux pays en développement et aux pays les plus vulnérables, pour s’adapter au réchauffement climatique.

Les questions des financements, du mécanisme de révision à la hausse, des contributions nationales, de l’action à mener avant 2020, mais aussi de la sécurité alimentaire, de l’intégration des droits fondamentaux dans l’accord et du prix du carbone, ont également été abordées.

Le Président de la République a salué la qualité du dialogue régulier mené avec la société civile dans la préparation de la COP21 et assuré de sa détermination à obtenir à Paris un accord à la hauteur du défi climatique, en faveur notamment des pays en développement les plus vulnérables.
Il a souhaité que le processus de négociation associe plus encore les acteurs non étatiques à l’élaboration de l’accord.

Enfin il a salué l’esprit de responsabilité des ONG, dans le contexte des mesures de sécurité renforcées prises à la suite des attentats du 13 novembre, et a confirmé sa volonté que les multiples évènements prévus pendant la COP21 puissent bien se tenir, dans les meilleures conditions.

Communiqué - Mission Innovation

PARIS – Aujourd’hui, à Paris, à l’occasion de la COP 21, François Hollande, Barack Obama et Bill Gates, accompagnés de 17 autres chefs d’Etat et de gouvernement ou Ministres, ont annoncé le lancement de la « Mission Innovation », une initiative qui doit permettre d’augmenter significativement les investissements publics et privés dans les énergies propres.

Côté gouvernements, les 20 Etats présents lundi se sont engagés à doubler, sur 5 ans, le budget alloué à la recherche et développement dans ce secteur. Côté secteur privé, la Breakthrough Energy Coalition, mise en place à l’initiative de Bill Gates, regroupe 27 investisseurs influents, originaires de dix pays différents, qui s’engagent à accompagner le développement de ces technologies par un apport sans précédent de capitaux privés dans les pays qui ont rejoint l’initiative.

Pour répondre aux enjeux du dérèglement climatique et être en capacité collectivement de limiter la hausse des températures à 2°C, la question de l’innovation est centrale. Elle a la capacité d’agir simultanément sur trois enjeux majeurs que sont la réduction d’émissions de gaz à effet de serre, le développement économique et la création d’emplois, et sur la sécurité énergétique.

(...)

La France, à l’origine de cette initiative avec les Etats-Unis et Bill Gates, s’engage à doubler ses investissements publics en recherche et développement dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables dans les cinq prochaines années, par rapport au niveau d’investissement moyen entre 2012 et 2015. Ces investissements complémentaires se concentreront sur les énergies renouvelables et leur stockage, les technologies de captage et stockage de CO2, et les innovations permettant une meilleure maîtrise des usages et de la demande énergétique (aussi bien dans l’industrie, la mobilité, l’économie circulaire ou les réseaux intelligents par exemple).
(...)

Pour connaitre la nature des engagements pris par chacun des pays ayant rejoint l’initiative Mission Innovation, vous pouvez vous connecter sur le site : www.mission-innovation.net.

publié le 15/07/2016

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